telepherique Bellevarde old

Crédit photo : INA.

 

 

1942 : la création

L’histoire de “l’Olympique” commence en 1942. Cette année, alors que Val d’Isère est déjà un haut lieu des sports d’hiver, le téléphérique de Solaise est mis en service. C’est une installation révolutionnaire, qui pulvérise tous les records de l’époque en terme de débit et de dénivelé et qui, depuis sa gare d’arrivée, à 2 550 mètres d’altitude, ouvre sur un domaine de haute montagne sportif et élitiste.

Quelques critiques se font ressentir : le domaine est trop élitiste, trop sportif pour une vague de skieurs moyens et débutants qui rêvent de fréquenter eux aussi les pentes avalines. Pour répondre à ce besoin de pistes intermédiaires, la société des Téléphériques de Val d’Isère décide, six années après la mise en service du téléphérique de Solaise, de construire une nouvelle remontée sur Bellevarde : le téléphérique de l’Olympique.

 

1951 : la saison des deux téléphériques

Trois ans plus tard, quand s’ouvre la saison 1951-1952, c’est tout Val d’Isère qui a fait peau neuve : de nouveaux hôtels ont été construits et la route d’accès à la station a été élargie. Pourtant, l’événement majeur de l’hiver reste l’inauguration du nouveau téléphérique de l’Olympique. Ce que tous appellent désormais la “saison des deux téléphériques” promet d’être la première à combler les touristes de tous âges et skieurs de tous niveaux.

Le téléphérique de Bellevarde, qui part de la même gare que celui de Solaise, à 1 830 m d’altitude, emmène maintenant les skieurs jusqu’à 2 800 m, un nouveau record, en 5 min 20 s. Avec les deux téléphériques, ce sont 600 personnes/heure qui peuvent avoir accès à l’ancien et au nouveau domaine.

 

 

 

L’une des plus belles descentes de toutes les Alpes 

Une première piste, dite “piste de compétition” est réservée aux très bons skieurs et descend directement jusqu’à la gare centrale des téléphériques. C’est Bellevarde, une face encore moins accessible que les pentes de Solaise. Mais d’autres itinéraires s’ouvrent grâce à cette nouvelle remontée, offrant plus de 50 kilomètres de descente accessibles quel que soit le niveau des skieurs.

Sans difficultés majeures, elles sont considérées comme des itinéraires familiaux particulièrement agréables et, selon la brochure de l’époque, comme “l’une des plus belles descentes de toutes les Alpes, en haute altitude, pour les skieurs moyens et débutants”. Quant à Val d’Isère, autant au niveau sportif que touristique, elle s’impose cette année-là comme l’une des toutes premières stations d’Europe.

Le téléphérique de Bellevarde connaîtra de belles heures, tout au long de ses cinquante années de carrière. S’il est complété par deux télésièges à pinces fixes en 1975 puis deux télésièges débrayables en 1989 et 1991, il reste le symbole majeur de l’esprit montagnard avalin en emmenant les plus grands champions comme les skieurs anonymes au sommet de Bellevarde. Mais après quasiment cinquante années de bons et loyaux services, le téléphérique ancestral a vieilli et s’avère dépassé, justifiant la décision, au printemps 2000, de son remplacement.

 

 

2000 : Jusqu’à l’Olympique

Appelé « 3S » durant les travaux, du nom allemand « 3Seile » (3 câbles) donné par son constructeur Doppelmayr, ce téléphérique s’appelle aujourd’hui « l’Olympique ». Le nom a été choisi parmi un grand nombre de propositions faites par les avalins et les clients de la station. Ce nom correspond parfaitement à la piste qui descend du sommet de Bellevarde sous le nouveau téléphérique. Celle-ci a accueilli lors des JO de 1992 les épreuves reines de la compétition : la Descente, le Super Géant et le Slalom Géant.

Le nouveau téléphérique est débrayable. Il comporte 18 cabines de 24 places assises et 6 places debout. C’est le premier téléphérique apportant au client le confort d’être assis, le tout à une vitesse permettant un débit de 2 600 personnes par heure.